La journée d'une maîtresse d'école
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Autrefois, les enfants de la campagne n'allaient pas à l'école du
village ou de la ville. Les autobus scolaires n'existaient pas et les
parents n'avaient pas le temps de les conduire eux-mêmes à l'école.
Afin de permettre aux enfants de s'instruire, on a alors pensé
construire, un peu partout dans la campagne, des petites écoles qu'on a
appelées les écoles de rang
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L'âme de l'école de rang, c'était la maîtresse d'école. Après les parents et le prêtre, elle jouait le rôle le plus important dans la destinée des enfants. À la fois surveillée et soutenue par l'inspecteur d'école, le curé du village, les commissaires et les parents, l'institutrice transmettait nos valeurs sociales et religieuses. |
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| Il y a cinquante ans, peu de jeunes filles
pouvaient devenir maîtresse d'école. Je pense que j'ai été chanceuse
d'obtenir un diplôme me permettant de faire l'école», de dire Noëlla
Martin, retraitée de l'enseignement.
«Je me levais à l'aube. Ma première préoccupation était d'allumer le
poêle à deux ponts. J'y cuisais mon déjeuner. Ensuite, je me lavais la
figure dans un grand bol d'eau claire.
Mes élèves n'avaient pas tous le même âge. Certains étaient en première année, d'autres en septième; mais tous s'entendaient assez bien. Je rédigeais minutieusement ma préparation de classe adaptée à chacune de mes divisions et puis, j'écrivais les travaux de chaque division au tableau noir. |
| À partir de 8 heures, mes élèves, grands et petits, arrivaient par famille. La classe commençait à 9 heures. Je leur enseignais le catéchisme, l'histoire sainte, le français, l'arithmétique, la bienséance, l'hygiène et les travaux manuels. Ils recevaient même des notions d'agriculture, d'anglais et de chant. | |
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À 4 heures, les écoliers retournaient chez eux. À la lueur de la lampe
à l'huile, je corrigeais les travaux, préparais les bulletins. Dans un
cahier spécial, appelé le journal d'appel, je notais les présences et
les absences de la journée. Je faisais également le ménage de l'école.
Peu avant minuit, j'emplissais le poêle de grosses bûches et je
profitais des bienfaits d'un sommeil réparateur qui me permettait de
recommencer le lendemain.»
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